Electric Avenue

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 La vie c'est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre. [Libre]

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MessageSujet: La vie c'est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre. [Libre]   Dim 24 Oct - 9:41

La vie c'est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre.
Mais c'est quoi, une bicyclette ?


    Maëlle arriva au pas sur ces nouvelles terres inconnues. La jument s'arrêta devant l'endroit et recula, vaguement inquiète. Elle n'avait jamais connu la quiétude sans qu'elle ne soit accompagnée plus tard de sang, de coups et de douleur. Cet endroit avait beau être paisible, elle ne s'y sentait pas à l'aise. Un instinct solide s'était forgé avec le contact des humains, et là il lui envoyait de grand coups dans les côtes en hurlant "danger ! danger ! tu vas te faire taper !". Maëlle fronça les sourcils qu'elle n'avait pas. Ses cicatrices sur la croupe la brûlaient encore férocement, mais elle tenta de se rassurer. Il n'y avait pas de bipède ici.
    Non, non, elle était sauvage. Pas de bipède ici.
    Pas de bipède ici.
    Pas de bipède ici.
    Pas de... aaaah, un bruit !
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MessageSujet: Re: La vie c'est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre. [Libre]   Mar 26 Oct - 12:32

Hydding. C'était Hydding le bruit. Moi quoi. J'ignorais pourquoi, mais j'avais envie de connaître cette jument. Je sentais - non, je pressentais ! - que cette jument n'était pas folle. Elle aussi, avait un peu de sagesse. Pas autant que moi, bien sûr, mais un peu quand même. Alors, j'avançais vers elle, tachant d'avoir l'air doux et gentil... Chose qui n'était pas facile quand on avait l'habitude d'avoir l'air fort et méchant, une carcasse bien plus grande que la moyenne, couturée de cicatrices et une robe noire comme l'ébène. Pourtant, je souriais, et j'espérais que, dans mes yeux, elle verrait la sagesse.

"Bonjour. Je... Je suis Hydding. Le sage. Et je sens bien que toi aussi, tu es sage."

Il était rare que je parle. Je n'aimais pas parler, je n'avais pas l'habitude. Et puis, pourquoi parler quand on peut exprimer ce qu'on veut avec son corps. Pourtant, là, je me sentais obligé de parler. Je voulais la rassurer, qu'elle voit que je ne lui voulais pas de mal. Pas à elle. Même si j'avais une voix très grave qui tonnait comme le tonnerre. Je m'étais efforcée de la faire douce. Et ça avait marché, hein que ça avait marché ! Je renâclais, attendant, anxieux comme un enfant, qu'elle me réponde.

_________________________
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MessageSujet: Re: La vie c'est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre. [Libre]   Mar 26 Oct - 13:01

    [Taradicct un jours...]

    Maëlle vit sortir un étalon des buissons. Elle retint son souffle devant la force que dégageait cet être. Sa robe était d'un noir si profond qu'il semblait aspirer la lumière, ébène que seul égalaient ses yeux. Le long de son corps, des cicatrices se pavanaient en mémoire d'un passé tragique. La grandeur de l'étalon fit discrètement reculer la palomino tobiano. Ses crins ondulés et abondants, ses larges sabots écrasant l'herbe, ses fanons imposants témoignaient de la race du cheval. Un frison. Maëlle tenta de se rassurer. Le peu de frisons qu'elle avait connu étaient doux et calmes. De cette impressionnante carrure ressortait une aura de force brute, d'un peu de vanité... et de sagesse. Indéniable. Pour sûr, ce cheval avait vécu, apprit, et il avait sut tirer parti de ses mésaventures.

    "Bonjour. Je... Je suis Hydding. Le sage. Et je sens bien que toi aussi, tu es sage."


    La voix de stentor résonna sur le lac et y fit quelques ricochets avant de s'éteindre. Maëlle eut un sourire calme et confiant. Il le disait lui-même, qu'il était sage. Et cette petite pointe de vanité était estompée par ce "tu est sage". La jument prit un court instant pour réfléchir à la réponse. Sage ? Elle avait vécu, souffert, savais à quoi s'en tenir avec les humains. Mais à part ça, que savait-elle ? Rien qui ne puisse l'aider à survivre. Et si être sage, ce n'était pas que tirer profit des aventures vécues ? Et si c'était aussi savoir s'ouvrir aux autres et accepter leur coutumes ?

    << Enchantée. Je me nomme Maëlle, et je sens que votre surnom, "le sage", vous vas à merveille. Mais je ne peux dire, en toute honnêteté, si je le suis au pas.>>
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MessageSujet: Re: La vie c'est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre. [Libre]   Mar 26 Oct - 13:24

(Rhaaa, j'aime trop comment t'écris *_*
Taraddict toujouuurs o//)

J'observais celle qui me faisait face. Elle était chétive. Enfin, elle l'était par rapport à moi, ce qui revenait à dire que tous les chevaux étaient chétifs, ou presque. Mais de toutes façons, je n'avais jamais été très doué pour juger les gens. Sauf en ce qui concernait leur sagesse, leur capacité à reconnaître la folie. Peu de gens avaient autant de sagesse que moi, peu de gens savaient que la terre était vile, et que certains endroits nous voulaient du mal. Mais moi, je pouvais le sentir, dans les pulsions qui parcouraient ce monde mauvais. Parfois, il y avait des endroits de bonté, comme cette plaine où poussaient ces superbes fleurs jaunes et noirs. Mais ces endroits étaient souillés par les gens. Je renâclais, énervé par ce souvenir, avant de m'adoucir un peu. Il ne fallait pas effrayer la petite.

<< Enchantée. Je me nomme Maëlle, et je sens que votre surnom, "le sage", vous vas à merveille. Mais je ne peux dire, en toute honnêteté, si je le suis au pas.>>

Elle parlait plus encore que moi, ce qui n'était pas souvent bon signe. Mais chez elle, c'était joli. Et puis, j'avais compris, depuis la dernière fois, que les gens m'appelaient "vous". Comme si j'étais plusieurs... Peut-être devrais-je lui demander pourquoi ils pensaient tous que j'étais plusieurs ? Mais j'avais trop peur d'avoir l'air ignorant. Je me contentais donc d'un encensement familier, et continuais mon observation. Elle avait une drôle de robe, tachetée. Une robe de mal sur un corps de bien... Ceci n'avait aucun sens... Pourtant, c'était ainsi, je ne pouvais rien y faire. Peut-être devrais-je la faire devenir noire, comme toute sage chose ? Ou jaune, comme tout ce qui était bon ? Mais comment ? Je n'avais aucune qualité pour changer les couleurs... Sinon, j'aurai depuis longtemps repeint le monde dans la bonté, et ainsi évité toute cette folie.

Soudain, mon regard fut attiré par sa croupe maigre. Elle était balafrée, et les plaies semblaient douloureuses. Encore pleines de sang. Un rictus tordit mes lèvres, tandis que je ronflais brutalement, repris soudain par une de ces froides colères qui me donnaient envie de tuer de nouveau. C'était un fou, sans aucun doute. Un fou qui avait attaqué l'arrière train de la jument, et l'avait réduit en lambeau. Sans même que je m'en rende compte, je frappais mon postérieur au sol, l'air plus du tout gentil, et posais mon regard noir dans celui, plus chaud, de la jument.

"Qui t'a fait ça ?"

Ma voix était menaçante... Et soudain, je me rendis compte de ma colère. Pourquoi étais-je en colère ? Je ne la connaissais pas, ce n'était pas une amie, et ce n'était pas mes affaires. Pourtant, mon bon sens ne parvenait pas à me calmer totalement, et ma queue fouetta l'air...

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MessageSujet: Re: La vie c'est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre. [Libre]   Mar 26 Oct - 14:45

    [Tarradict pour la vie, je suis fière de ce que j'suis...]

    Cet étalon perdit un instant la sagesse dans ses yeux quand il regarda le corps de la jument. Elle recula instinctivement, prête à décamper. Elle pouvait presque sentir le racisme qui se dégageait de lui. Cet être qui semblait si gentil, si doux, se faisait des réflexion qui énervait Maëlle. Être sage, c'est s'ouvrir aux autres, maintenant elle en était sûr. Et être raciste, c'est être si étroit d'esprit, vouloir que tout ressemble à sa petite personne ! Maëlle coucha ses oreilles en arrière, furieuse. Elle adorait la couleur de sa robe. Mais les couleurs ne sont que des objets ! Et les objets ne sont ni maléfique ni bénéfique. Si la belle se sert de ses dents pour couper l'herbe et la manger, c'est bénéfique. Si elle s'en sert pour mordre ou tuer, c'est maléfique. Ce que les objets représentent dépends uniquement de l'usage qu'on en fait. Elle voulut lui envoyer une réplique cinglante mais la jument était bien trop diplomate pour ça.

    Puis l'étalon cessa ses stupides réflexions, et Maëlle avança un peu. Si elle avait encore reculé ne serait-ce que d'un sabot, elle aurait plongé dans le lac. Et ça, elle préférait éviter, vu qu'un vent d'automne froid vint jouer entre ses crins et la faire discrètement frissonner. Ah, si il avait été là, les deux chevaux auraient galoper avec bonheur pour se réchauffer, auraient jouer, pourraient profiter de cette divine liberté. Le regard noir du frison se posa sur la croupe. Elle était envahie par les cicatrices sanguinolentes, mais des croutes se formaient. La peau recouvrirait bientôt ces blessures et la douce couleur palomino tobiano dont était si fière Maëlle cacherait le tout. Devant l'inquiétude du frison redevenu sage, elle haussa les épaules à sa manière, en levant légèrement la tête, les yeux au ciel, et lâcha en un petit soupirs :

    < Les humains. Qui d'autre ? Et toi ? >
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MessageSujet: Re: La vie c'est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre. [Libre]   Mer 27 Oct - 10:17

Les hommes... C'étaient quoi, les hommes ? Moi qui avais toujours été sauvage, je ne pouvais en aucun cas imaginer la vilenie qui habitait ces bipèdes sans coeur, dirigés par l'argent et le désir. Je ne pouvais même pas imaginer physiquement des bipèdes : quel intérêt de marcher sur deux pattes quand on en a quatre ? Comment imaginer la peau sans poil, les oreilles rondes et les yeux dans le même sens ? Tout cela n'en avait aucun, de sens. Alors, tout naturellement, mon imagination créa une horde de chevaux. Blancs, parce que le blanc, c'est la couleur des fous. Et mes oreilles vinrent s'enfouir dans ma crinière, tandis que je me mettais en marche d'un pas lourd et nerveux.

"Viens", commandais-je à la jument. Avant de rajouter, plus doucement "S'il te plaît."

J'encensais violemment, ma fureur me protégeant du froid omniprésent, colporté par une brise glaciale et me mit en marche, sans trop savoir où j'allais. Je n'avais même pas fait attention au paysage qui m'entourait. Brusquement, je pris le trot, puis le galop, accélérant toujours un peu plus mon allure. Je devais oublier que j'étais en colère, si je ne voulais pas faire de bêtise. J'étais lourd, et chacune de mes foulées faisait trembler le sol tandis que je m'envoyais chaque fois un peu plus vers l'avant. Je ronflais des naseaux, accélérais, accélérais, jusqu'à ce que mon corps se couvre d'une écume clair. Le mal s'échappait de moi. Mon souffle, rauque, me brûlait agréablement la gorge, et j'entendais toujours les foulées de ma camarade, derrière moi. Aux confins de mon esprit embrumé apparut alors un souvenir de bonheur, avant que je ne sois le sage. J'avais des amis, avant. Alors, taquin, je m'exclamais :

"On fait la course ?!"

Puis accélérais de nouveau, la queue en panache, comme un poulain.

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MessageSujet: Re: La vie c'est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre. [Libre]   Mer 27 Oct - 15:51

    L'ordre avait claqué. Toujours cette même voix de stentor. Maëlle n'avait pas survécu pendant deux ans chez des bipèdes horribles que sont les Deux-pattes, aussi nommés Sans-poils, pour se faire commander par un étalon inconnu alors qu'elle goûtait à cette liberté qu'elle n'avait jamais rêvé. Elle n'avait jamais songé à faire du mal à un humain, ou à s'enfuir, avant ce fameux jours. Pour elle, les humains sont comme des dieux. Elle les avait vu faire éclore une fleur rouge agréable à regarder. Elle les avait vu changer de poils et de peau chaque jours. Pour elle, c'était bien du poil et de la peau. Le concept de vêtement lui échappait. Et ces dieux-là, aussi mauvais qu'ils puissent l'être, avaient beau l'avoir frappée, pour Maëlle qui n'avait jamais vécu autrement, c'était normal. Un cheval peut avoir beaucoup de jugement, mais Maëlle ne savait pas que les Deux-pattes n'était pas des êtres fait pour frapper, commander, dominer. Elle cessa ses rêveries de courte durée quand l'étalon fit l'effort d'ajouter "s'il-te-plaît". Cela devait lui coûter, de le dire, mais il le lâchait quand même. Les oreilles de la jument se redressèrent, elle cessa de se renfrogner, et se mit à la rattraper au trot. Puis il se mit au galop, et elle suivit. Bien vite, Maëlle galopa plus rapidement que lui. Il était plus lourd, devait avoir plus de mal à coordonner ses mouvements, à galoper en parfait équilibre. Elle jouait comme sur un fil, s'envolant pour effleurer le sol d'un sabot. Elle aimait galoper. Non, plus, elle en était folle. Chez les bipèdes si mauvais, elle n'avait pas eu souvent l'occasion de se défouler. Le moindre pas était accompagné d'une volée de coups. Elle entendit, parmi les sifflements du vent, l'invitation à la course de l'étalon. Aussitôt, queue en panache, tête dans le prolongement du corps pour mieux casser le vent, oreilles plaquées en arrière pour ne pas se ralentir, elle se mit à pleine puissance. On aurait dit que la jument volait. C'était à peine si ses sabots effleuraient le sol. Son souffle rauque se noyait dans le vent, ses flancs en sueur se levaient et se rabaissaient au rythme de sa respiration saccadée. Elle ne prêtait pas attention à l'étalon, ne sachant même pas s'il suivait ou si elle allait trop vite.
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MessageSujet: Re: La vie c'est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre. [Libre]   

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